mercredi 28 février 2018

Voyage au Mexique, Mardi 27 Février 2018, Jour 119, San Miguel de Allende, Mexique.


Aujourd’hui, nous visitons Guanajuato, capitale de l’état du même nom. Fondée en 1548, c’est l’une des plus belles villes et une des mieux préservées du Mexique colonial. Son nom signifie : lieu de grenouille. Sa population est de 171,709 habitants.

C’est une ville complexe à visiter car elle est coincée entre deux montagnes. Nous optons pour une visite privée, une mini van, un guide qui malheureusement, ne parle qu’espagnol, et moi qui sera le traducteur.  La visite devrait durer entre 3 et 4 heures. C’est l’avantage d’être un groupe de cinq, cette visite privée nous coutera environ 20 $ canadiens par personne.  

Plusieurs rues qui traversent la ville sont dans des tunnels. On a creusé les lits de rivières, installé des tuyaux pour contrôler l’eau et construit des routes sur le lit de rivière. C’est assez flyé comme infrastructure. Il y a même des trottoirs pour les piétons dans ces tunnels. Ils servent aussi de terrains de stationnement.

Tout autour de la ville, dans les hauteurs, il y a une route panoramique qui mène aux mines. Les maisons sont bâties à flanc de montagne, le toit d’une maison devient le solage pour celle au-dessus. Première visite, le monument à El Pipila, c’est le mineur qui a mis le feu aux portes de l’Alhondiga de granadistas, un magasin de grains; la première victoire des rebelles dans la Révolution du Mexique.

El Pipila, s’est attaché une grosse pierre sur le dos. Il s’est ensuite approché de la forteresse. Les soldats lui ont tiré dessus, les balles ont ricochées sur le bloc de pierre. Il s’est rendu aux portes de bois, et y a mis le feu, permettant ainsi aux 20,000 rebelles de massacrer les 300 soldats et fonctionnaires à l’intérieur.

C’est un quartier huppé ou on trouve de belles demeures, en particulier une belle victorienne. Entre les maisons, on trouve d’étroits trottoirs qui montent dans la montagne. Il y a aussi de supers hôtels, dont le Castillo Santa Cecilia, un superbe château de pierre. Nous nous rendons au Templo San Cayetano, le patron des mineurs. L’église y a été bâtie par le propriétaire de la mine. En partie pour gagner son ciel.  Une très belle église avec beaucoup d’or, sortie de la mine par des esclaves indiens.

Nous descendons dans la mine Valenciana. Cette mine ouverte en 1558, a produit pendant 250 ans, 20% de la production mondiale d’argent. Au début de l’exploitation, les pierres étaient cassées au marteau et sorties par les esclaves indiens. Descendre dans la mine n’a pas été de tout repos, un cable d’acier comme rampe, et des escaliers vieux de presque 500 ans. On peut y voir des veines d’argent.

Après l’enfer de la mine, nous irons au Musée du purgatoire et de la Sainte Inquisition. Un musée de l’horreur, on y trouve une belle sélection d’objets de torture utilisés lors de l’inquisition. On ne manquait pas d’imagination à cette époque pour torturer ses semblables. On y trouve le modèle antique de la ceinture de chasteté, et de beaux et efficaces instruments de torture. Un beau fauteuil clouté; un cable pour attacher les poignets derrière le dos pour disloquer les épaules; un triangle pointu, sur lequel on assoyait les homosexuels. Mais le plus intéressant, c’est cette armoire dans laquelle on enfermait une femme pour vérifier son infidélité. Dans les portes, il y a des clous qui transpercent le corps, mais pas dans les organes vitaux. La femme demeurait 48 heures dans cette boite, si elle survivait, c’est qu’elle était fidèle. Et finalement, il y a ce cône clouté qu’on enfonçait dans l’anus des gens.

Les cellules étaient si petites qu’on devait rester debout. Pour se remonter le moral, on passera au Musée de la momie. Ici, quand le cimetière est plein, on déterre les morts de plus de 5 ans pour faire de la place. Si le corps exhumé est momifié, il devient un héritage culturel de la ville et il est utilisé comme tel dans le musée. On trouve même une mère et son fœtus momifiés et finalement de futurs candidats.

Il y a aussi de belles choses à voir dans Guanajuato. La place centrale est superbe, avec de beaux restaurants, un magnifique parc et une belle foule. On s’arrête diner, ici, on vend la bière au sceau, 6 bouteilles pour 12$ et de plus la nourriture est excellente.

On planifiait visiter le Teatro Juarez, mais il était fermé pour la pause de l’après-midi. On se rendra donc à la Basilica Nuestra Senora de Guanajuato, ou on trouve la Statue de la Madone, offerte à la ville par Felipe II en 1557 en reconnaissance de tout l’or et l’argent envoyé en Espagne. C’est une statue de bois datant du 7 ième siècle, qui avait été cachée dans une grotte en Espagne pendant 800 ans pour la protéger des Maures. C’est la plus vieille pièce d’art chrétien au Mexique. Elle est montée sur une base d’argent pur.

L’université, fondée en 1732 par les Jésuites est imposante avec ses longs escaliers et façade blanche. On se fera prendre par la pluie, juste de grosses gouttes, un gros nuage perdu. On quitte la ville sans avoir réellement visité tout ce qu’on avait planifié. Notre programme quotidien est toujours plus grand que notre capacité et temps disponible. Nous aurions pu facilement passer une semaine ici. A mettre dans notre bucket list pour le futur.

Sur le retour, on s’arrête dans une belle boutique d’artisanat ou on fabrique entre-autre de beaux vélo en bois pour 75$ canadiens.

Une très belle, longue et parfaite journée dans une des plus belles villes du Mexique. Un endroit ou on devrait passer plusieurs jours à explorer, flâner et apprécier la qualité de  vie. Juste avant d’arriver au camping. Le GPS de Jean-Guy se dérègle et nous organise une belle petite randonnée dans la campagne mexicaine.

Roger Lange qui est resté garder le fort, a ramassé le lavage. C’est l’endroit, ou cela nous a couté le plus cher pour faire laver notre linge. A retenir, il ne faut pas utiliser les services de buanderie d’un hôtel. C’est plus cher et on charge les taxes. De plus, catastrophe, tout est mélangé, un beau casse-tête pour les filles.

Ce qui prouve que rien n’est parfait dans la vie. Demain grand départ pour le Texas, qu’on devrait atteindre dans 3 jours.



























































































































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