jeudi 22 janvier 2009

Jour 72, Mardi le 19 Janvier 2009

Aujourd'hui c'est une grosse journée, 174km et 7 heures de conduite selon le guide. Comme nous prenons toujours un peu plus de temps, ce sera long. La route est belle, pavée, pas d'épaule, beaucoup de courbes, vitesse de 40 km heure et beaucoup de courbes et presque toujours en montant. On grimpera 2 km pour arriver à San Cristobal. La ville est a plus de 2100 mètres d'altitude, c'est très haut. Les courbes sont serrées (curva peligrosa) et ca rencontre mal avec la caravane. Il faut prendre les courbes serrées si on ne veut pas que le derrère de la caravane dépasse la ligne médiane.

On est en pays Zapatiste, on voit des signes un peu partout C'est un coin de pays indépendant du système fédéral. Ils ne paient pas de taxes au fédéral et ne recoivent pas de subsides. Le 1 janvier 1994, le sous-commandant Marcos, l'homme à la cagoule, fumant la pipe, prend San Cristobal. C'est un Robin des bois, il veut la redistribution des pouvoirs et des ressources. En février 1995, il y aura un cessez le feu, mais tout n'est pas encore réglé. C'est pourquoi certaines villes/villages de l'arrière pays sont auto-gouvernés. Il y a une très grosse base d'armée à l'entrée de San Cristobal. mais la présence des soldats est très discrètes. J'ai vu un camion de l'armée en 3 jours. Pas de controles militaires ici.

Les femmes portent le costume traditionnel, une jupe portefeuille en laine noire à poils longs. maintenue par une large ceinture de coton, et une blouse à manche courte à encolure brodée de motifs à couleurs vives. Les indiens n'aiment pas qu'on prenne leur photo. En principe, si on leur demande et on les paie, ils peuvent accepter. Cela vient du fait que certains se sont reconnus sur des cartes postales en vente. Leur raisonnement, si on vend leur photo, ils la vendent aussi.

Les femmes tout autant que les hommes transportent du bois et la machette. Elles portent aussi leur bébé dans une écharpe sur leur hanche ou sur leur dos. , parfois 2 bébés à la fois. Elles sont généralement menues, moins de 5 pieds et jolies.

Sur la route, il n'y a pas de belvedère, la vue est magnifique, mais pas moyen d'arrêter pour prendre des photos. On arrive à arrêter quelques minutes aux entrées de villages pour refroidir nos freins et se reposer un peu.

En rencontrant un gros véhicule qui était sur mon coté, je me tasse au maximum et mes roues de caravane quittent la route. Le camion étant très puissant et l'attache capable de supporter 20,000 lbs, ca donnera un grand coup quand la caravane reviendra sur la route, et ca tordra, et bossera la boite du camion. Roger Lange croyait bien que la caravane était partie pour le précipice, moi je n'ai rien vu mais ca a brassé pour la peine. A l'arrivée au camping, j'accrocherai les tuiles du toit de l'entrée de l'hotel. J'en casse quelques unes, et je grafigne un peu la caravane. Donc c'est fait, nous n'avons plus une unité neuve.

Le voyage durera 8 heures. On reverra au camping les Brésiliens, Jean-Guy Fournier et d'autres canadiens croisés auparavant.

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Ouais, ça dû brasser dans la 5 wheels et dans le truck... je croies entendre Claudette dire à Roger de faire attention. Je pense qu'elle a dû finir la journée les orteilles et doigts crampés ben dur.
j'imagine que ça pas été drôle même si tu ne vois pas ce qui arrive dans le camion mais tu ressends que ce qui se passe et tu sais que ce n'est pas normal.

J'imagine qu'il a fallu faire un petit ménage dans la caravane.
On espère que les dommages sont mineurs et facilement réparable.

Claude
p.s. ce genre d'aventure te fais réaliser que les routes ne sont pas facile en région montagneuse.