mercredi 10 juillet 2019

Voyage à Terre-Neuve-et-Labrador, Mercredi 10 Juillet 2019, Jour 13, Fermont, Québec.


Il a fait froid la nuit dernière. J’ai mis le thermostat à 55 degrés F, avant de me coucher, et la fournaise est partie à partir de 4 heure du matin. Ce midi, il faisait 10 degrés Celsius, à Fermont et 38 à St-Jean plus humidex. On ne s’ennuie pas de la chaleur, mais on se passerait bien des moustiques.

Juste avant d’arriver à Fermont, nos téléphones se remettent à fonctionner. On a le sentiment qu’on revient dans le monde moderne. Fermont est une jolie petite ville avec un mur écran, le premier en Amérique du Nord. Il n’y a qu’un seul camping, il est plein de beaux et gros VR, mais il n’y a personne. Tous les propriétaires travaillent à la mine. Les femmes travaillent aussi, et les enfants doivent être au camp de jour. Il y aura un peu plus de vie à partir de l’heure du souper.

Nous irons faire un tour, en ville, avec 3,000 de population ce sera vite fait. On passe au bureau d’information touristique pour réserver notre place pour la visite de la mine de demain matin. Tout est annulé, car il n’y avait pas assez de monde. En fait au camping nous sommes 4 VR de voyageurs, dont un de Floride. Il a dû prendre le mauvais tournant et il cherche probablement encore des palmiers parmi les épinettes noires.

A l’entrée de la ville, il y a un gros camion. Le no 172, un monstre de 190 tonnes. Entre 1988 et 2005 ce camion a battu un record mondial. Il a fonctionné pendant 105,630 heures et a transporté 34 millions de tonnes de minerai. Et moi qui pensais que j’avais un gros pick-up.

Le mur a été dessiné par des architectes suédois. Il est long de 1,3 km. Il protège la ville des vents dominants du nord. Au milieu, il est de 5,5 étages, ce qui lui permet de protéger 300 maisons. Le mur lui-même abrite 344 logements, les services communautaires, scolaires, municipaux, de santé et loisirs (piscine et aréna) ainsi que le centre commercial et l’hôtel. On pourrait y vivre sans jamais sortir dehors.

On y fera une petite épicerie. J’y trouve une paire de lacets, chose que je ne traine pas dans mon kit de réparation. Au retour, on prendra tous une bonne et longue douche. Nous venons de passer deux jours en camping sauvage et ce matin, on commençait à manquer d’eau.

Nous jouons toujours 3 parties de Skip-Bo. A date, Claudette et Roger mènent avec 10 gains, Victoria suit de près avec 9. A suivre. Demain, journée de congé, nous irons marcher sur la montagne voisine de la ville et ferons probablement un peu de kayak en après-midi.

Le mot du jour de Victoria : Il fait frette.













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